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ÉDITION ABONNÉ « EST-CE QUE LA LAÏCITÉ EST RESPECTÉE EN FRANCE ? JE NE CROIS PAS »

Catégorie
REVUE DE PRESSE
Date
vendredi 12 mai 2017

A Marseille, l’illustratrice Agnès Charlemagne organise des débats sur la spiritualité avec de jeunes Français musulmans. L’occasion de donner la parole à des ados qui se sentent parfois stigmatisés.

Dans le sous-sol d’une ­librairie musulmane, à Marseille, seize adolescents prennent place autour de ­tables disposées en U. La salle est cosy : il y a des fauteuils en osier, des étagères pleines de livres, religieux et profanes, des citations de poètes et de philosophes sont épinglées aux murs. Au rez-de-chaussée, la librairie Iqraa (« lis » en arabe – pour les musulmans, le verbe par lequel le Coran a été ­révélé au Prophète). Et là, dans ce sous-sol du 1, rue du Mont-de-Piété, Agnès Charlemagne, une catholique aux yeux clairs et à la voix douce, anime, comme toutes les semaines, un atelier assez ­singulier : pendant une heure et demie, elle fait parler ces adolescents, tous de confession musulmane, de leur foi.

Agnès Charlemagne, illustratrice, a longtemps vécu aux Pays-Bas. Elle en a gardé un léger accent et une perplexité face à la difficulté de parler spiritualité en France. De retour en France, elle se met à donner des cours de catéchisme dans des écoles privées de Marseille en pénurie de « mamans caté ».
Le pardon, le mal, la mort

Progressivement, elle abandonne les manuels et met au point une méthode : plutôt que de rabâcher, elle fait parler les jeunes de religion et de spiritualité. Simplement. En les faisant phosphorer autour d’un thème : le pardon, le mal, la mort… Chacun jette ses idées sur le papier. Elle ramasse les copies (anonymes) et organise un débat autour de leurs réponses.

La première fois qu’Ahmed Addi, le directeur d’Iqraa, a assisté à une séance, il a été estomaqué. « Je me suis projeté à leur âge, dans les ­années 1960, raconte-t-il. On n’avait pas cette connaissance de notre culture. On ne parlait pas de ces choses-là. » Ancien bijoutier, il a fondé ce lieu quand sa mère est « partie ». Un déclic pour ce Français d’origine algérienne qui n’avait alors jamais vécu que pour lui, sans s’intéresser au religieux. « Il était temps de changer. De faire quelque chose pour ma communauté....

Source : http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/05/12/est-ce-que-la-laicite-est-respectee-en-france-je-ne-crois-pas_5126858_4497916.html

 
 

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  • vendredi 12 mai 2017