Max WEBER

Max Weber, sociologue et économiste allemand constitue l’un des fondateurs de la sociologie moderne aux même titre que Pareto, Durkheim ou encore Marx. Issu d'un père industriel protestant et député au Reichstag, il naît le 21 avril 1864. Il côtoie dans le salon familial les intellectuels et les hommes politiques les plus en vue. Il s’intéresse au droit, à l’économie politique, à l’histoire, à la philosophie et ses études le mènent à Heidelberg, puis Berlin et Göttingen.

Il devient ensuite, en 1892, professeur de droit commercial à l'université de Berlin. Puis, deux ans plus tard, il enseigne l'économie politique à l'université de Fribourg. Les années 1898-1903 représentent une période charnière dans la vie de Max Weber. Obligé d'interrompre sa carrière universitaire en raison de sa neurasthénie, Weber voyage dans divers pays d'Europe pour tenter de se rétablir. Il renonce définitivement à sa fonction d’enseignement en 1903.

C’est pendant cette période qu’il publie une étude qui lui assure très rapidement la célébrité : L'Éthique protestante et l'esprit  du capitalisme. Weber se livre ensuite à diverses recherches de sociologie empirique, puis, dans le cadre d'un ouvrage collectif consacré aux fondements de l'économie sociale, il entreprend en 1909 son œuvre majeure qui demeurera inachevée : Économie et société. En 1910, il participe à la fondation de la Société Allemande de sociologie et entre 1916 et 1917, il publie les deux premiers volumes de sa  Sociologie de la religion. En 1919, il obtient une chaire de sociologie à Munich, mais décède peu après avoir repris ses cours, le 14 juin 1920 à Munich.

Les grandes religions vues par Max Weber

Max Weber a entrepris une vaste étude comparative des grandes religions du monde, pour tenter de comprendre comment elles ont influencé ou non le développement économique. C’est, plus précisément, dans le cadre d’une revue de sciences sociales, créée avec Edgar Jaffé et Werner Sombart, que Max Weber publie plusieurs études et s’impose comme un sociologue d’exception.

La plus importante de ses oeuvres, l’Ethique protestante et l’Esprit du capitalisme, est devenue un classique de la sociologie des religions. Il y développe l’hypothèse d’affinités électives entre une partie de l’éthique et de la théologie protestantes et la culture de l’investissement et du profit d’un entrepreneur capitaliste. Mais son analyse dépasse de loin le terrain protestant : tout en développant une épistémologie rigoureuse et novatrice, il s’attaque à la question du rapport entre la religion, l’économie et la civilisation occidentale.

Ses études sur le confucianisme et le taoïsme, sur le judaïsme antique et l’hindouisme, bouddhisme, s’inscrivent dans cette perspective, tout comme plusieurs essais inachevés publiés en 1921 et 1922, sur sa sociologie des religions.

EN SAVOIR PLUS

Grâce au travail de la Bibliothèque numérique francophone Les Classiques des sciences sociales, vous avez accès librement au texte l’Ethique protestante et l’Esprit du capitalisme de Max Weber en cliquant sur ce lien :

http://classiques.uqac.ca/classiques/Weber/ethique_protestante/Ethique.html

Bonne lecture !